Antoine Vayer : « Romain Bardet ? Légitime de remettre en cause sa performance sur ce Tour de France 2016. »

Quelques heures après la course cycliste aux Jeux Olympiques et deux semaines après la fin du Tour de France,  un livre fait sensation dans le milieu du vélo « Je suis le cycliste masqué » signé chez Hugo Sports. Un coureur du circuit témoigne anonymement et dévoile sa vie, l’exigence du métier, les magouilles financières et le dopage. Une vérité qui suscite le respect mais aussi un certain dégoût.

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Antoine Vayer a collaboré avec le « cycliste masqué » pour la rédaction de ce livre. C.Photo : Edition Hugo Sports | Antoine Doyen.

Antoine Vayer, ancien entraîneur de l’équipe Festina, analyste des performances cyclistes , spécialiste du dopage, chroniqueur pour le journal Le Monde et le site ChronoWatts.com, créateur et auteur du magazine « Tous Dopé? La preuve par 21 », nous a accordé une interview. Il a collaboré avec le « coureur masqué » pour rédiger ce livre. C’est lui qui a dénoncé ,pour la première fois, les exploits de Lance Armstrong. Ce milieu il le connait depuis 30 ans et il ne peut même pas le comparer à la mafia. Pourquoi ? Selon lui, dans la mafia il y a au moins des codes.

CHRONIQUES : A la lecture du livre, le premier élément marquant c’est la vie quotidienne d’un coureur. C’est une existence quasi monastique ?

Antoine Vayer : Monastique oui, enfin, c’est une vie complètement décalée. C’est la vie d’un sportif de haut niveau finalement. Plus globalement, plusieurs sportifs connaissent cette situation. C’est une vie exigeante et compliquée . C’est l’objet du livre. Depuis sa sortie, il y’a beaucoup de retours positifs notamment des femmes. Des gens qui ne connaissent absolument pas la vie d’un coureur cycliste. Sur le Tour, beaucoup de gens se demandent : « Comment font-ils après ces 3 semaines pour trouver du boulot et gagner leur vie ? ». Comme le dit le « coureur masqué » c’est la moitié des spectateurs  

CHRONIQUES : Une existence qui a des conséquences sur la vie de famille également.  Les femmes des coureurs font énormément de sacrifices.

A.V : C’est vrai qu’elles doivent très souvent s’adapter à la vie de leur mari. Les coureurs cyclistes recherchent une personne qui a les pieds sur terre et qui signe un type de contrat moral en connaissance de cause. J’entraîne beaucoup de professionnels et leurs compagnes ne vivent pas avec un fonctionnaire qui respecte les horaires. Je peux vous le confirmer. De l’extérieur, c’est une relation qui peut paraître très compliquée.

CHRONIQUES : C’est aussi un métier très précaire ?

A.V : Oui et même pour ceux qui sont en haut de l’affiche. C’est un métier qui ne dure qu’un temps. Une dizaine d’années environ pour les plus courageux. Certains peuvent bien gagner leur vie et envisager l’avenir sereinement mais le chiffre est minime. C’est un travail extrêmement ingrat.

CHRONIQUES : Le « cycliste masqué » évoque  des solutions pour l’avenir notamment aux sujets des contrats et des droits télés.

A.V : Les coureurs ne voient pas la couleur des gains. Le problème, c’est que les équipes reposent sur des sponsors qui financent les contrats. C’est ce budget qui permet aux coureurs de vivre. Bien souvent, les cyclistes ont des contrats de deux ans. C’est éventuellement renouvelable donc imaginez un peu cette instabilité. J’ai encore eu un coureur  au téléphone récemment qui va devoir arrêter. Il n’y a plus de sous dans les caisses de l’équipe et le Manager ne peut plus le payer.

CHRONIQUES : Ce qui est un peu choquant dans le livre ce sont les arrangements financiers notamment dans les grands Tours ou les Critériums. Grosso modo : 3 coureurs ,qui ne sont pas de la même équipe, s’échappent et un directeur sportif ou des cyclistes peuvent proposer une somme pour que les autres s’alignent ? 

A.V : C’est quelque chose qui a toujours existé. Alors attention, sur les critériums ça n’a rien à voir .C’est l’organisateur de course qui définit le gagnant à l’avance. Il y a un côté volontairement folklorique. Le rapport à l’argent n’est pas vénal. Sur les courses c’est différent. Il ne faut pas se leurrer, pour un cycliste c’est le basculement du monde amateur au monde professionnel. Au bout de 6 mois, un jeune coureur comprend très bien que le vélo devient un métier. Il est là pour gagner sa vie. Ça ne devient plus qu’un métier vénal. La passion ? Ils ne l’ont plus ou presque plus. Au bout de quelques années, ils ont déjà effectué 8 fois la même course. Il y a de la lassitude surtout si on ne gagne pas. Forcément, ça entraîne des arrangements qui sont parfois monstrueux. Mais je le répète, ça a toujours existé et c’est regrettable. C’est propre à beaucoup de sports. 

CHRONIQUES : Le grand public peut en effet l’imaginer …

A.V : Oui on l’imagine mais on ne le sait pas assez. Sur certaines étapes de la saison l’argument financier peut entrer en ligne de compte lors du final. Ça ne veut pas dire que toutes les courses sont truquées. Ça permet à certains coureurs de se faire remarquer pour un grand Tour, de s’assurer une belle promotion et un bon pécule d’argent sur quelques semaines.

CHRONIQUES : Et c’est complété par les médias qui rentrent dans le jeu en connaissant parfaitement la situation.

A.V : Les médias sont d’une complicité parfaite. C’est un spectacle extrêmement bien rodé. Le lecteur va certainement ressentir du dégoût. C’est un métier, c’est un spectacle, où est le sport là-dedans ? Il y a une notion sportive mais le jeune professionnel,plein d’entrain, qui se dit : « Je vais m’entraîner fort et je vais gagner le tour de France », il déchante vite. Il y a un gros décalage entre l’image que l’on perçoit de ce sport et la réalité. Le vrai sport se fait le dimanche dans les courses amateurs où les coureurs se battent pour une victoire. Chez les pros, ça arrive ,évidemment, mais le coureur évoque un malaise, une ambivalence.  Quand on connait bien le milieu, ce n’est pas étonnant. Durant 3 jours, lors du Tour de France 2016, j’étais avec Floyd Landis. C’est l’ancien vainqueur du Tour de France 2006 déchu de son titre pour dopage. Nous philosophions un peu ensemble et il me disait quelque chose de très juste : « On dit souvent que le cyclisme est une mafia où il y aurait des codes etc… Mais ce n’est même pas une mafia car dans peloton il n’y a même pas de codes. Dans le vélo il n’y a pas de règles. » Il a raison. Le jour où il a révélé l’affaire Armstrong, il a été jeté comme un malpropre. 

CHRONIQUES : Le témoignage du « coureur masqué » met en avant un autre constat : l’ambiance est inexistante, parfois mauvaise, au sein du peloton et des équipes. C’est une réalité ?

A.V : C’est vrai. Dans les équipes espagnoles, il y a encore un peu de convivialité. Et encore, ce n’est pas toujours le cas. C’est un simple métier basique. Les coureurs ne connaissaient pas certains membres de leur équipe. Tout le monde ne fait pas le Tour de France par exemple. Le reste est réparti dans les classiques ou d’autres courses. Effectivement, l’ambiance n’est pas folle  et avec les réseaux sociaux, internet c’est pire. Etre discret, être professionnel, respecter les temps de récupération sont des facteurs qui expliquent la non-convivialité lors des repas. Beaucoup de coureurs n’ont pas d’amis dans le milieu.

CHRONIQUES : Et êtes- vous d’accord avec le « coureur masqué » qui évoque une jeune génération sympathique mais qui ,selon lui, ne pense « qu’à sa gueule » ?

A.V : Je ne pense pas que cela soit spécifique au cyclisme. Plus globalement, c’est la dérive de la société. Je suis prof d’EPS et avec un de mes collègues on a parlé d’une génération TPMG : « Tout pour ma gueule ». Je le répète ce n’est pas un monde de bisounours. Les amitiés au sein du peloton se font souvent grâce ou à cause de l’argent. A l’intérieur d’une équipe on peut même négocier sa sélection pour une course avec un coéquipier. Sans oublier les coups bas  qui vont avec. Floyd Landis a raison : il n’y a pas de règles.

CHRONIQUES : Un constat que le public ne connait pas à cause de la communication des équipes ?

A.V : C’est ce que raconte très bien le « cycliste masqué ». La communication des équipes auprès du grand public se fait sur des mots clés : entraide et partage. Ils font des brainstormings où on leur dit de placer à la fin de l’étape, lors d’une interview, le mot « équipe » quasiment à toutes les phrases.  Ils ne le pensent pas souvent. Le « cycliste masqué » le dit : « Oui j’ai dû dire que j’avais temporisé et que mes coéquipiers m’ont permis de gagner. En réalité, j’avais envie de dire : je vous ai bien baisé la gueule et j’ai gagné tout seul. »  Le fond du problème, c’est que cette idée est basée sur une utopie phénoménale. Celui qui réussit dans ce milieu, c’est celui qui a compris les codes de l’hypocrisie, du mensonge et de l’apparence. En fait, ils ne sont vraiment pas eux-mêmes les coureurs. Je pense que, sur un vélo, un coureur n’affiche pas du tout sa vraie personnalité. Il s’exprime en fonction des choses qui lui sont imposées. Il les applique par peur des sanctions.

CHRONIQUES : Une expression résume l’état d’esprit du coureur : « La peur doit changer de camp ». Une critique ouverte envers les directeurs sportifs notamment le français Marc Madiot. Est-ce que le ménage dans le vélo doit commencer par ces postes-là ?

A.V :  Plusieurs directeurs sportifs sont là depuis 30, 40 ans et ils neutralisent un peu ce milieu. Il faudrait une évolution mais on en est très loin. Ceux qui tiennent les rênes sont toujours en place. C’est le cas en France mais c’est pareil dans les autres pays. Et puis nous parlons des anciens mais nous pouvons aussi parler de la nouvelle génération des directeurs sportifs. Souvent, ce sont des gens formés sur le tas ,après leur carrière, et qui se revendiquent en quelques mois chef d’entreprise. Au niveau humain, ils sont habitués à toutes les magouilles. Ils tiennent la soupe, la gamelle financière, et ils ne veulent pas la lâcher. Ils ne sont pas contrariés et ils ne veulent surtout pas l’être. Ils souhaitent garder le sponsor de l’équipe et ne surtout pas toucher à leur bon salaire de Manager. Ils n’ont connu que ça dans leur vie. Depuis qu’ils sont adolescents, ils baignent dans ce milieu « particulier ». Le mot est faible. Ils reproduisent ce qu’ils ont connu lorsqu’ils étaient professionnels.

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Marc Madiot – Créateur et directeur sportif de l’équipe « Française des Jeux ».  C.Photo : WikiMedia.

CHRONIQUES : Comme le dit le « cycliste masqué » : « les chiens ne font pas des chats » ?

A.V : Voilà. La transmission se fait soit par un père ,ancien coureur, ou soit par les coureurs expérimentés de l’équipe. C’est une mafia. Et encore le mot n’est pas suffisant. Comme le dit Landis : « Dans la mafia il y a des codes. » La vraie solution ? Ouvrir ces postes à des personnes qui ne viennent pas du tout du vélo. Ou mieux encore que les cyclistes s’ouvrent à d’autres activités. Ça commence à arriver dans certains pays et c’est une bonne chose. C’est relativement dur à mettre en place.  Un cycliste pro passe 1000 heures sur un vélo chaque année. On ne le dit pas assez ça aussi. Ajoutez à cela le départ de la maison (200 jours dans l’année) et il ne vous reste plus grand-chose. Quand il dit « la peur doit changer de camp » je suis d’accord avec lui mais on en est loin. Regardez, récemment il y a eu un reportage sur Bernard Sainz dans « Cash Investigation » sur France 2. Il est médecin depuis 40 ans et continue à prescrire des produits dopants.ICI

CHRONIQUES : Le reportage révèle ses méthodes grâce à des caméras cachées. Est-ce qu’il est inquiété depuis ce reportage ?

A.V : Je n’ai pas d’informations mais, visiblement, il est relativement tranquille aujourd’hui. Les coureurs qui ont reçu ses programmes ne sont pas inquiétés non plus. Tout va bien quoi.

CHRONIQUES : Il semble plus ou moins couvert par le Syndicat des coureurs. Un syndicat emmené par Pascal Chanteur, ex-coureur cycliste des grandes années du dopage dans les années 90.

A.V : Bien sûr. Bernard Sainz a eu des clients sur plusieurs générations. Certains devraient s’exprimer mais ils ont peur. C’est un milieu qui a peur. Les non-dits, la peur des représailles sont légions. Il y a aussi une peur physique. On ne l’évoque pas assez. Floyd Landis me disait que quand il était coureur il avait peur de tomber et de mourir. Le vélo est un sport hyper traumatisant. Certains sont déjà morts en exerçant ce sport. Physiquement, c’est violent comme discipline. Plusieurs coureurs ont connu des grosses blessures. Sur une carrière de cycliste, il y a au moins 3 périodes d’arrêts. Des périodes souvent  de 3, 4 mois. Par exemple, les médecins ne comptent plus les fractures de la clavicule. 

CHRONIQUES : Un autre point intéressant c’est l’entrainement. Depuis des années, les stages en altitude sont devenus la base de toutes les préparations. Le « cycliste masqué  » évoque la non-pertinence de ces stages. Qu’est-ce que vous en pensez ?

A.V : En effet, on peut critiquer ces stages. Il dit une chose plutôt juste : passer 120 jours à Tenerife sur un volcan à 2000 mètres d’altitudes + 80 jours pour partir en course ce n’est pas une vie, ce n’est pas le vélo. C’est sacrificiel. Il y a des coureurs qui réfutent l’idée d’aller en altitude. C’est la grande mode. On nous parle de 15 jours pour l’oxygénation mais en réalité c’est pour d’autres raisons notamment le dopage. Ça permet d’éviter les contrôles. L’altitude a des biens faits pour la qualité du travail (les côtes, les changements de rythme) mais  ce n’est pas la raison principale de ces stages. En tout cas, ce type de vie ne donne pas envie.

CHRONIQUES : On va désormais évoquer plus précisément le dopage. Vous avez élaborez ,avec Frédéric Portoleau, un calcul scientifique pour dépister les triches. Pouvez-vous nous expliquer cette méthode ?

A.V : Il y a quelques années, j’ai été le premier (et le je dis avec modestie) à développer ce type de calcul.  En cyclisme, on peut mesurer la performance d’un coureur avec la puissance : le watt. C’est la force dégagée par un coureur. Désormais tout le monde fait ça, un peu grâce à moi (rires). En vélo, on peut le faire car le sens de gravité ne bouge pas. Pour les développer, j’ai travaillé avec Uli Schoberer qui a été le pionnier de l’élaboration des capteurs. Il a notamment travaillé avec Greg LeMond dans les années 80. C’est un super outil pour voir l’efficacité d’un coureur. La puissance en fait c’est : la force d’un coureur + la vitesse avec laquelle on exprime cette force.

CHRONIQUES : A partir de cela, vous avez pu établir des paliers de performances.

A.V : Voilà. Grâce à ces capteurs, on sait que si on arrive à produire ,par exemple, 400 watts dans un col et bien on sera à l’avant d’une course professionnelle. Peu importe le pourcentage de la pente. A partir de là, on peut définir différents paliers. Pour comparer les performances d’un coureur « poids léger » (Marco Pantani, 56 kg) et d’un « poids lourd » (Miguel Indurain, 80kg), nous les ramenons à un « coureur étalon » de 70kg. Ces calculs de puissances développées dans les cols m’ont permis d’identifier trois zones de performances : le seuil « suspect » à partir de 410 watts, le « miraculeux » au-delà de 430 et enfin le « mutant » au-delà de 450. J’ai associé ces seuils à des couleurs. Suspect jaune, miraculeux orange et mutant rouge.  Ces trois stades permettent de nous dire qu’un coureur cycliste, qui s’entraîne normalement, qui a des capacités au-dessus de la moyenne, ne peut pas réaliser certaines performances sans avoir utilisé un produit dopant ou un vélo électrique par exemple.

CHRONIQUES : Dans l’histoire du Tour de France, le « mutant ultime » c’est Miguel Indurain ?

A.V : Exactement. L’autre jour, j’ai encore regardé sa montée de la Plagne en 1995 pour me refaire une idée. C’est stupéfiant. C’est un coureur qui pesait quand même 80 kilos et qui développait plus de 500 watts sur certains cols. Aujourd’hui, on le voit bien, la maigreur est la norme. Un coureur de plus de 65 kilos a du mal à passer les cols au Tour de France. Indurain fait mieux que tout les coureurs actuels alors qu’il pesait 80 kilos. Pour vous donner une autre comparaison, c’est comme si un athlète faisait des 100 mètres en 9 secondes 5’ à tous ses sprints. A cette époque, on peut citer aussi Bjarn Riise et bien d’autres.

CHRONIQUES : Comme Armstrong en 2001 à l’Alpe d’Huez avec 480 watts …

A.V : Oui voilà comme Pantani, comme Ulrich. En athlétisme, la montée d’Armstrong  en 2001 représentait plusieurs 800 mètres à la suite sans faiblir. On peut dire ce qu’on veut mais c’est du grand n’importe quoi. Il y a des limites à la performance comme il y a des limites à la connerie humaine.

CHIFFRE
Comparaison entre les performances de Christopher Froome, en 2015 et 2016, et les vainqueurs du Tour de France depuis 30 ans. Source : ChronoWatts. C.Photo : ChronoWatts et Le Monde.

CHRONIQUES : Depuis quelques années le cas le plus suspect c’est Christopher Froome. Les chiffres de cette année sont moins impressionnants mais il n’a pas été attaqué et il est resté plutôt prudent. Qu’est-ce qu’on peut dire sur le vainqueur des trois dernières éditions. Les doutes se sont amplifiés dès sa première victoire dans le Mont Ventoux en 2013.

A.V : Comme le dit le « coureur masqué » : « on sait comment ça se passe ». Ce n’est pas le seul à penser ça. Tout le monde est quasiment d’accord. Pour s’être dopé lui-même, il sait les effets prodigieux développés par les produits dopants. Il ne faut pas être idiot, on a dit que ce milieu reposé sur l’argent. Celui qui sait comment faire pour tricher en profite. Comme nous l’évoquions avec Floyd Landis : même si 150 coureurs arrêtent de se doper, il y aura toujours un coureur qui va se dire : « Je vais continuer ». Il faut arrêter de nous dire que le cyclisme est devenu un sport propre. Froome a, et a eu, des performances irrationnelles. Dans le milieu du peloton, il est appelé « vroom vroom ». Il n’est arrivé qu’en 2011 alors qu’il était à vendre au début du Tour d’Espagne 2011 et à brader sur le marché du cyclisme. Sa genèse n’est pas la genèse d’un Contador. Il avait des qualités, certes mais elles se sont révélées en l’espace de 15 jours alors qu’il était à « vendre » 15 jours avant.

CHRONIQUES : Et est-ce que la lutte contre le dopage évolue dans le vélo ?

A.V : Non pas vraiment. J’en ai discuté avec Michael Rasmussen, un ancien coureur dopé, et il me disait  : « Si on se dope c’est pour gagner ».  Ils veulent gagner plus d’argent. Certains se contentent de 3000 euros et quelques primes. Le but c’est de gagner. Je ne défends pas du tout le dopage. Mes actions en sont la preuve. Mais c’est une profession où on veut écraser la gueule de l’autre.  

CHRONIQUES : Et sur ce tour 2016 quel bilan peut-on tirer ?

A.V : On pensait voir décroitre les performances si tout allait bien. Et finalement, on voit une hausse des performances à un niveau très fort. On note 9 cas au stade suspect et plus. On observe le circuit depuis 30 ans, on connait les effets des produits dopants. Aujourd’hui, on veut encore nous faire croire que les coureurs peuvent réaliser les mêmes performances sans dopage. Ça voudrait dire que le dopage n’a servi à rien. C’est impensable. 

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Analyse du classement du Tour de France 2016. Source : ChronoWatts.com

CHRONIQUES : Vous avez émis également des doutes sur la performance de Romain Bardet sur ce Tour de France 2016 ? Qu’est-ce qu’on peut dire sur le coureur français ?

A.V : Je n’émets pas de doutes, je constate. C’est légitime de remettre en cause ses performances. J’analyse le Tour depuis des années, je peux le confirmer. Le « cycliste masqué » évoque quelque chose d’important dans son témoignage : c’est l’assurance des coureurs dopés. Ils sont sûrs d’eux. Romain Bardet était sûr d’être là en troisième semaine, de pouvoir attaquer, et de faire très fort. Et il a fait très fort. Il avait confiance en lui du début à la fin. Il ne faut jamais oublier que ce n’est encore qu’un gamin. Il a 25 ans. C’est le seul qui a battu Froome et son équipe à la « pédale » (à la régulière). 1- sur la Côte de Domancy lors du contre la montre où il a mis, si on ne calcule que le col, 7 secondes dans la vue du maillot jaune. 2 – Dans l’étape Albertville-Megève, c’est le seul qui a réussi à battre l’équie Sky (équipe de Christopher Froome) dans le dernier col. Oui il a attaqué dans une descente mais il n’a pas perdu de temps dans l’ascension. Froome n’a pas forcément répondu mais Bardet est le seul à avoir repris du temps au maillot jaune.En 2014, à 23 ans, il finit 6e du Tour avec 399 watts aux radars. Encourageant. Le potentiel du Français est passé en deux ans de 6 watts/kg à 6,3 watts/kg pour des efforts de trente minutes. Sur le 7ème radar du Bettex, seul, il explose ses records. 

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Performance moyenne de Romain Bardet sur les éditions du Tour de France depuis 2014. En 2016 il entre dans la zone « suspecte ». Source : ChronoWatts.com

 

CHRONIQUES : Vous parlez de la montée du col du Bettex ?

A.V : Oui. C’était l’avant dernier radar du tour. L’avant dernière étape de montagne pour faire plus simple. Sur ce col, Bardet effectue une performance hors norme : 444 watts en 27 minutes 30 secondes et l’emporte. On approche du stade mutant. On aurait pu penser qu’au bout de trois semaines de courses, un sportif de haut niveau normalement constitué pourrait fléchir. Pas lui. Je ne dis pas qu’il s’est dopé. Je veux juste savoir comment il a pu obtenir cette performance ? Humainement, comment peut-on peut atteindre un tel niveau ? Je suis stupéfait. C’est l’exploit du Tour. Il s’est amélioré de 5 % en deux ans, passant de 399 à 418 watts de moyenne. C’est la plus forte progression d’un coureur dans cette Grande Boucle.

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Performances de Romain Bardet en 2015 et 2016 sur le Tour de France. Source : ChronoWatts.com

CHRONIQUES : Que peut-on dire sur les produits dopants actuels ? Les produits classiques continuent à circuler ?

A.V : On peut toujours changer de sang, utiliser les hormones de croissances comme la testostérone, ou d’autres hormones qui ne sont pas sur la liste, des corticoïdes etc. Si elles sont bien utilisées, il y a des méthodes qui permettent de ne pas se faire détecter. C’est un constat : celui qui veut se doper en 2016 peut le faire. On parle également de l’Aicar. Un produit qui permettrait de maigrir sans perdre de force. Pour ma part je n’ai jamais vu de coureur l’utiliser. Plus globalement, aux niveaux des institutions on voit que les contrôles ne sont qu’un prétexte pour donner l’illusion que les choses changent et que les coureurs sont propres.

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CHRONIQUES : Les fédérations n’en font pas assez selon vous ?

A.V : Le problème ce sont les gens de convictions. Est-ce qu’il y a des coureurs de convictions ? Il y en a , j’en connais, mais est-ce qu’ils sont toujours en haut de l’affiche ? Non. C’est regrettable. Certains coureurs ,d’un excellent niveau, propre, ne gagneront jamais rien. Et dans les fédérations mondiales, est-ce qu’ils existent des dirigeants de convictions ? C’est une grande gamelle où la soupe est excellente donc on valide implicitement ou explicitement un système.  Quand on voit la lutte anti-dopage aujourd’hui … l’argent est vraiment mal distribué. On est en 2016, les contrôles pourraient être de meilleure qualité. Il y a un homme qui s’appelle Armstrong aux Etats-Unis (rien à voir avec Lance), un professeur de médecine, qui pourrait développer beaucoup de choses. Ces textes sont très pertinents. Le « cyclisme masqué » a raison : à qui profite le crime ?

CHRONIQUES : Selui lui, il faudrait annuler le Tour deux années de suite pour faire un véritable ménage. Vous trouvez ça utopique ou pas ?

A.V : Non, non. J’en ai parlé à l’époque de l’affaire Festina en 1998. Il faut trouver des nouvelles méthodes plutôt que de faire des milliers de contrôles en sachant qu’il n’y aura pas de résultats. Elles existent ces solutions. Les contrôles sont inefficaces et je ne parle même pas de l’argent dépensé. J’ajoute, à ce budget, celui dédié à la communication. Il est totalement inefficace. A longueur de journée, on nous dit que « la lutte contre le dopage continue ». On se moque du public. Et puis, je ne parle pas du dopage mécanique. Si l’argent était bien distribué, le public apprendrait énormément de choses. J’ai peur que plusieurs tricheries soient dévoilées prochainement. Le peloton n’est pas confiant. 

CHRONIQUES : Sur ce sujet depuis la triche supposée de Cancellara en 2010, est-ce qu’on a révélé d’autres cas ?

A.V : On a rien révélé du tout. Cancellara continue de dire qu’il n’a pas utilisé un vélo électrique alors que c’est prouvé. On prend les gens pour des cons. Depuis 5 ans, les instances ont suspendu une cycliste belge de cyclo-cross. Une jeune fille qui a servi de fusible. On fait plus de 7000 contrôles de vélo dans l’année pour suspendre une jeune femme ? Il y a un problème non ? 

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L’analyse du vélo électrique de Fabian Cancellara. Source : Le Télégramme.

CHRONIQUES : Pour résumer, les coureurs sont parfois les coupables mais aussi les victimes de ce système ?

A.V : Il y a un système qui est en place et qui profite à certains. Cependant, il développe un énorme sentiment de culpabilité chez plusieurs coureurs. Ce n’est pas épanouissant comme vie. Tout le monde est au courant. Je ne conseille pas à un coureur de 19 ans de passer pro. Ce n’est pas un cadeau à lui faire. Ça fait 30 ans que je suis dans le milieu et des anciens cyclistes épanouis je n’en connais pas beaucoup.

Entretien réalisé par Antoine Pineau.

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27 réflexions sur “Antoine Vayer : « Romain Bardet ? Légitime de remettre en cause sa performance sur ce Tour de France 2016. »

  1. Comment un intellectuel comme Antoine VAYER peut comparer les performances de BARDET dans le Bettex avec celles de FROOME qui utilisait le vélo de Geraint THOMAS. ?

  2. Le brainstorming n’est pas un brief lister Vayer. Le Brainstorming est une technique de recherche d’idée
    « Ça ose tout les Vayers  » comme dirait l’autre

  3. Le tour de France est un très grand et très beau spectacle pour des millions de spectateurs, mais l envers du décor est tout autre et tout le monde en est conscient et préfère ne pas savoir. Tout comme en politique comment un tel est arrivé député, chef de parti ou ministre…..

  4. Je suis loin d’être naif et d’ignorer les travers du cyclisme comme ceux du sport de haut niveau en général.
    Mais y’a un sacré paquet de conneries ici qui sont le fruit de manipulations de chiffre bidons auxquels il fait dire ce qu’il veut pour générer la polémique.
    Je ne prends pas le temps de détailler ces absurdités (calculs de puissance, stages en altitude, évolution du sport), et lui même les connaît surement mieux que moi, c’est le principe de la propagande après tout, faire le tri dans les informations diffusées et arranger la mise en forme pour convaincre et persuader les foules.

    C’est légitime d’analyser les courses, mais connaissant le CV du mec, prendre la parole sur des médias grand public (LeMonde) pour susciter la polémique sert bien plus à sa soif de médiatisation et son petit égo qu’à réellement décrypter le sport et analyser son évolution. Il ne fait rien avancer du tout !

    C’est à cause de gens comme lui qu’on aura du mal à changer l’image du sport de haut niveau et du vélo auprès du grand public, quel dommage…

    1. Je suis ouvert à vos corrections Max. Vous pouvez parfaitement apporter vos précisions, vos calculs et votre vision de ce sport. Pourquoi ces chiffres ne pourraient pas être une partie de la vérité ? Aucunes contre-analyses n’a été dévoilées. Je suis prêt à les lire si elles existent. Chiffres bidonnés à cause du CV d’Antoine Vayer ? C’est un peu maigre comme argument ? Si nous allons dans ce sens, sans vouloir le défendre à outrance car ce n’est pas mon but, délivrez-moi les cas où lui et l’équipe de ChronosWatts se sont trompés aux sujets des triches ?

      1. Merci de votre réponse Antoine.
        Mais attention, je ne dis absolument pas que les recherches et travaux d’Antoine Vayer sont bidons ! Il est évident que le fond est souvent correct.
        C’est son interprétation, sa mise en forme et le choix des comparaisons que je fustige !

        Ce que je lui reproche c’est de manipuler de faux postulats, de prendre les chiffres qui l’arrangent et de faire des généralisations douteuses pour servir son égo et aura médiatique. Forcément, on fait plus de gros titres et on touche plus facilement le grand public avec ce qui fait polémique… et M. Vayer choisit de mettre ses recherches au service de cette polémique et non de l’analyse productive de l’évolution de notre sport.

        Prenons 2 exemples au hasard sur cette itw (il y en a beaucoup d’autres, dans celle ci et encore plus dans celle du Monde) :

        1 – Les stages en altitude : « C’est la grande mode. On nous parle de 15 jours pour l’oxygénation mais en réalité c’est pour d’autres raisons notamment le dopage. Ça permet d’éviter les contrôles. L’altitude a des biens faits pour la qualité du travail (les côtes, les changements de rythme) mais ce n’est pas la raison principale de ces stages »
        C’est ridicule au possible !! L’altitude est utilisée dans tous les sports d’endurance…
        *Rien à voir avec les côtes ou changement de rythme (pas besoin de monter à plus de 1600m pour ça), c’est l’hypoxie qui intéresse les sportifs. Antoine Vayer le sait très bien, alors pourquoi débiter de telles anneries ? Tous les coureurs, triathlètes ou nageurs partent en stage à l’approche des grands événements.
        *Pour échapper aux contrôles ??! Et ADAMS, il en parle ? ça aussi, je sais qu’il le sait, mais le grand public lecteur de ces interviews peut être pas, et va tomber dans le panneau. Tous les sportifs de haut niveau doivent partager leur localisation, alors aucun intérêt de partir en altitude pour se cacher, Romain Bardet ou les autres se font réveiller à 6h du matin en stage de toute façon, où qu’ils soient.

        2- Les paliers de performance : « le seuil « suspect » à partir de 410 watts, le « miraculeux » au-delà de 430 et enfin le « mutant » au-delà de 450. »
        *Sur la forme : Depuis quand la science définit les limites humaines ? Donc tout athlète exceptionnel est fatalement dopé car il réalise des choses jamais faites jusque là ? Alors autant suspendre immédiatement Phelps, Ledecky, Bolt ou Dibaba… pas besoin de contrôle si c’est si simple!
        *Sur le fond : Comment les détermine-il ? Je suis désolé, mais si on s’intéresse à l’évolution des valeurs de puissances des cyclistes sur piste ou des triathlètes, qu’on compare à l’évolution de la pratique amateur, imaginer nos plus grands champions avec un FTP de 440W pour 70kg doit être de l’ordre du possible. Et donc de tenir 30′ ou 40′ en fin d’étape autour de cette valeur.

        Voilà tout, au plaisir de lire votre réponse.
        Comprenez bien que je ne suis pas naïf avec tous les troubles du cyclisme. Je ne cherche pas à prouver que les champions ne sont pas dopés, ils le sont surement, ou pas, car je n’en sais rien.
        Je trouve juste cela dommage d’utiliser des soit-disant travaux scientifiques pour faire polémique. Qu’il collabore avec les instances compétentes pour faire avancer la lutte plutôt que de clouer au pilori sur la place publique/médiatique des gens qui travaillent durs et n’ont pas été pris. La présomption d’innocence ou le respect des champions devraient au moins l’empêcher de tirer des conclusions aussi formelles.

  5. Pourquoi tant d’inepties. Il a un sacré CV le monsieur, impossible de le croire. Pourquoi lui apporter tant de crédit. Quand au coureur, existe t il ??

    1. C’est une interview basé sur un livre. Je pose des questions en tant que journaliste. Le CV d’Antoine Vayer peut être analysé et critiqué on est en démocratie. En revanche, force est de constater que ces études ont révélé plusieurs cas de triches que ça plaise ou pas au public. Pourquoi nous ne pourrions pas lui donner du crédit ? Sous prétexte d’un patriotisme exacerbé ?

      1. Je suis étonné que, pour un professionnel comme vous , vous commettiez cette erreur : Il convient d’écrire: » force est…de constater… » , pas : »forcez » comme vous l’écrivez. Ne vous remettez vous donc jamais en question? N’appliquez-vous donc jamais les règles de base avant de vous permettre de supputer quelqu’extrapolation qui vous convient (vous en conviendrez) : »vérifiez ses sources, ses leitmotivs, ses intervenants(qui ne sont pas prédicateurs et donc pourquoi prêcherait-ils, eux ,la bonne parole ? ». Les méandres de « la » vérité sont parfois beaucoup plus simples : Tel l’ouvrier en usine: Quand d’autres ont des parachutes dorés, lui, souvent juste pour survivre, souvent juste pour un smic, se tue à l’ouvrage, quelques contremaîtres ou chefs s’en délectent. Mais, finalement, un « peu » comme dans le cyclisme, que vous tenez absolument à nous faire croire que vous connaissez: »ce ne sont pas les hommes de base, les laborieux qui s’en enrichissent, mais bel et bien ceux qui touchent les dividendes, les profits… en actions, donc les actionnaires, grands organisateurs de la pyramide de…? Mais, vous connaissez, vous en faites mêmes des articles, des essais des tentatives de témoignages de…l’intérieur, pardon, des oubliettes d’où vous allez chercher je ne sais quel marabout, qui nous rejoue l’acte I scène 2 tous les ans à la même époque. Vous nous avez prévu quoi pour Noël 🎄? Que l’on s’y prépare !

  6. Je pense que tout le monde est naïf, nous savons depuis longtemps que 90% des sportifs Pro sont « chargés » l’argent,sponsors les obligent à rentrer dans le jeux !!! maintenant en plus nous avons le dopage mécanique en plus….
    Tous les cyclistes pratiquants savent les exigences et contrainte sur un vélo, le Tour sur 3 semaines !! c’est impossible à faire .. sans dopage, ou sinon oui ! mais le tour va duré 4 voir 5 semaines !!!
    n’oublions pas que c’est le plus gros budget d’une certaine chaine de télé…..
    Ouvrons et dénonçons ouvertement le dopage dans tous les sports , pas seulement dans le vélo ! comme souvent c’est la cas !!

  7. Stop a tous ces commentaires répétitif pour rien autour d un thème ou il faut aborder le sujet différemment!
    J en ai assez d entendre toujours la même chose de ceux qui cherche a capté l attention des naïfs ignorants…
    La vérité sur le sujet doit sortir de la bouche des médecins de la médecine du sport qui exercent chaque jour avec leur sportif et ceci en rapport avec les instances sportives!,le reste c est du blabla pour vendre de l hypocrisie et le pire c est que ça marche du tonnerre!!!
    Le cyclisme est le plus sport qui puisse exister!
    Messieurs les clowns s il vous plaît changeaient votre masque pour construire l avenir ,mon fils sera minimes 1 er année l an prochain , s il vous plait essayer de trouver un peu d intelligence pour sortir du ridicule …
    Christophe Giroult

    1. Bonjour Christophe, merci pour votre commentaire. Deux points tout de même : 1- un coureur du circuit n’est-il pas le meilleur témoin pour évoquer son sport. 2 – Pourquoi le public n’aurait-il pas droit de savoir la vérité crue ? 3 – Pourquoi un ancien entraineur, spécialiste du dopage, et un coureur n’auraientt pas droit de parler ? 3 – Les études menées par Antoine Vayer sont basées sur une étude scientifique. Il réalise ses études avec Fréderic Portoleau. 4 – Nous évoquons le sujet des médecins et du dopage ? Il propose notamment l’ouverture à de nouvelles méthodes ? N’est-ce pas une critique constructive ? 5 – Merci pour votre commentaire et bon courage pour votre fils. Le cyclisme est un magnifique sport. Les problèmes : la situation économique et la solitude des coureurs.

      1. Oui oui.la la la…ca fait plus de trente ans que la musique sonne,le scandale de l ex RDA ect ect..il faudrait vraiment créer les bretelles de sorties du rond point!

  8. Bonjour, je suis complètement de l’avis de max. Il vend ses chiffres de puissance comme argent comptant, mais, la première chose à faire pour un calcul de puissance comme ça simplement basé sur un temps et une masse (qu’on ne connaît pas précisément), c’est de donner l’incertitude. Il ne le fait jamais ! Quand on sait que ce calcul dépend en plus du vent (difficile aussi a évaluer), de la résistance au roulement, du revêtement et des pneus (tout aussi difficile, mais ça joue moins), très clairement l’incertitude doit être assez importante. Il faudrait faire le calcul mais ça pourrait très bien être 10 pourcents… et 10 pourcents de 400 watts, et bien on peut passer à tous les stades de sa pseudo échelle…
    Tout ça pour dire que l’on sent bien que ce monsieur est malhonnête intellectuellement. Je ne dis pas qu’il n’y a pas de dopage, mais là, il manipule les chiffres, c’est clair. Parole de docteur, enseignant chercheur en mécanique et cycliste qui s’est déjà amusé à faire ce calcul sur ses propres performances et s’est bien rendu compte que ça ne marche pas !

    1. Bonjour Guillaume, je ne remet pas en doute vos propos juste quelques précisions. Sur le site ChronoWatts les chiffres sont souvent non-validés en fonction des incertitudes comme vous le disiez. Ensuite, il connait le milieu, il travaille avec des coureurs depuis 40, pourquoi son avis ne pourrait pas être pris en compte ? Pourquoi nous ne pourrions pas l’écouter ? Est-ce qu’une contre enquête est proposée sur les chiffres de Romain Bardet ? Je suis prêt à tout lire sur le sujet. Je ne protège personne mais à ce moment il faut me prouver de A à Z qu’Antoine Vayer ment. Enfin, j’ajoute que l’objectif de cette interview est de rendre hommage aux coureurs. Un coureur qui triche, et je le répète je dénonce personne, est souvent un coureur malheureux.

  9. M. Vayer,

    D’après vos calculs savants, Romain Bardet a mis 7″ à Chris Froome dans la montée de Domancy (et non Domoncy au passage). D’après le lien ci-dessous, c’est l’inverse…

    http://www.procyclingstats.com/race.php?id=170643

    Quand je vois votre maîtrise de la soustraction, ça me laisse perplexe sur vos capacités à évaluer de manière précise la puissance réelle des coureurs depuis votre canapé…

    1. J’ai pris le temps de répondre. Votre commentaire qui ne manque pas d’ironie a certainement ses vérités en revanche je peux vous confirmer que j’ai travaillé sur cet article. Mes données, mes sources sont fiables. Vous pouvez les remettre en questions mais votre avis est subjectif.

    2. 600 articles visionnés, reportage sr le vélo, analyse de la carrière de Mr Vayer, Mr Portoleau, analyses de leurs chiffres depuis 20ans. Témoignages de coureurs dopés depuis 15 ans.Ca je l’ai réalisé. Vous aussi peut être mais à ce moment là nous ne partirons pas dans la bataille des mots mais celle des statistiques. Elles ont certainement leurs limites mais aussi leurs vérités. Pour la faute d’orthographe ça arrive, ça ne devrait pas mais ça arrive. Je vais la corriger. Pour un journaliste, c’est moyen je vous le concède.

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